J’ai gardé la clé de la chambre 203

Hier soir, j’ai traîné au bar de l’hôtel des Pins. Trois verres de rosé, deux mecs qui tournaient autour, et moi qui rigolais en regardant l’heure sur mon tel. 23h47, le réceptionniste m’a glissé la clé de la 203 avec un clin d’œil. J’ai monté les escaliers en sentant le cuir de mes bottes craquer, et là, sur le lit, j’ai posé mon sac sans même allumer la lumière.
Je cherche pas un prince, juste un gars qui sait se servir de ses mains et de sa bouche sans faire semblant. Pas besoin de dîner aux chandelles, mais un minimum de respect, c’est non-négociable. Si t’es du genre à envoyer un message à 2h du mat’ avec trois mots et une photo de ton torse, passe ton chemin. Moi, je réponds quand t’as quelque chose à dire, pas à montrer.
On est à Carpentras, alors si t’es dans le coin et que t’as envie de jouer sans te prendre la tête avec des règles à la con, on peut discuter. Je kiffe les hôtels, les parkings déserts, et les mecs qui assument leurs envies sans faire leur timide. T’es chaud ? Envoie-moi un message avec un détail sur toi qui claque – pas ton âge ou ta taille, un truc qui te fait bander ou qui te fait rire. Si ça me plaît, je te donne mon numéro et on voit où ça nous mène.
PS : J’ai 38 ans, je porte des strings en dentelle même pour aller chercher le pain, et je sais exactement ce que je veux – mais chut, je te laisse deviner.



























